Mois : mai 2019

RÉSULTATS PARCOURSUP : la FIDL et le MNL lancent un appel au rassemblement demain devant le ministère de l’éducation nationale  #AllonsChercherBlanquer

RÉSULTATS PARCOURSUP : la FIDL et le MNL lancent un appel au rassemblement demain devant le ministère de l’éducation nationale #AllonsChercherBlanquer

Bis repetita, à quelques heures de l’ouverture des résultats Parcoursup, la FIDL et le MNL s’inquiètent du statu quo du gouvernement et craignent de voir se dérouler un nouveau fonctionnement catastrophique.
 
L’orientation est une étape importante dans la vie des jeunes qui détermine leur avenir. la phase qui va s’ouvrir est amené à faire douter les jeunes sur leur devenir.  Ces doutes se traduisent par un manque de confiance en soi et une totale absence de clairvoyance quant à l’avenir des lycéens, comme ce fut le cas l’année dernière lorsque des jeunes se sont désinscrits, alors qu’ils n’étaient qu’en attente de résultats, pensant à tort ne pas être “prédestiné” à l’enseignement supérieur.
La FIDL et le MNL dénonce cette volonté désirée de la part du gouvernement de vouloir faire douter les jeunes et le principe de concurrence ostentatoire qu’induit le nouvel algorithme Parcoursup, ce afin de désaturer une plateforme surchargée et une pénurie de place.  
 
Les syndicats lycéens relèvent une augmentation du nombre de voeux de 22% par rapport à l’année dernière et déplorent l’inertie du gouvernement quant au sort qui est réservé à plus de 640 000 lycéens. Plus de 8% des étudiant.e.s se sont ré-orienté.e.s cette année, un chiffre en augmentation qui trouve sa source dans l’orientation par défaut créée par la nouvelle plateforme. Il concerne les candidat.e.s poussé.e.s, par le principe de sélection qui ne dit pas son nom, à accepter une offre de formation différente de celle de prédilection.Parce que nous ne voulons plus nous voir imposer une orientation qui n’est pas la nôtre, parce que nous considérons que si Parcoursup s’est trop peu amélioré concernant l’orientation sectorielle, il n’en demeure pas moins que Parcoursup continue à creuser les inégalités scolaires. Parce que nous considérons que c’est aux jeunes de construire leur avenir.

Nous, organisations lycéennes, disons NON à la politique du gouvernement défavorable à la réussite des jeunes adultes ! NON à un avenir en péril qui d’année en année est amené à s’aggraver ! Nous appelons toustes les jeunes à se mobiliser le Jeudi 16 Mai, à 16 heures 30 devant le ministère de l’Education Nationale, pour enfin se faire entendre et dire NON à PARCOURSUP !

Vidéo appelant les lycéens à se mobiliser contre Parcoursup le 16 mai à 16h30 devant le ministère de l’éducation nationale
Démenti: NON ! Nous n’avons pas pu manifester paisiblement le 1er Mai. Les syndicats ont été la cible de la POLICE.

Démenti: NON ! Nous n’avons pas pu manifester paisiblement le 1er Mai. Les syndicats ont été la cible de la POLICE.

Lors du 1er mai, les organisations syndicales dont la FIDL présente dans le carré de tête syndical, ont été victime d’une charge policière. Celle-ci s’est déroulée boulevard Saint-Marcel, à l’angle de la rue du Jura par l’unité mobile de gendarmerie C2.

Les images publiées à cette adresse : https://www.facebook.com/dominique.cabrera.7/videos/10219086553773071/
sur le réseau social Facebook, témoignent de la violence dont ont fait preuve les forces de l’ordre à l’égard du service d’ordre et des dirigeants des organisations syndicales, qui se sont vues injustement :

–  chargés par un canon à eau,
–  Gazés, au point que l’air ait été saturé de gaz
–  matraqués violemment

Alors que la police a pour rôle d’assurer la sécurité dans les manifestations, l’unité C2 de la gendarmerie s’est faite complice du désordre en utilisant la force de façon illégitime, paralysant l’avancée de la manifestation et mettant en péril la sécurité des manifestants. Tout en créditant la posture et l’avancée des casseurs.

Ces images confirment que les syndicats, dont la CGT et son service d’ordre ont été pris pour cible alors qu’ils manifestaient paisiblement et ce, sans qu’aucune présence de blacks-bloks ne soit constatée. Ces images ont pour conséquence de révéler une nouvelle infox de la part de Christophe Castaner, qui a expressément démenti tout ciblage de la CGT le lendemain de la manifestation du 1er mai.

Par conséquent, la FIDL dément toute allégation laissant entendre que le 1er Mai 2019 se serait bien passé. Elle rappelle par ailleurs que depuis 2 ans, personne à Paris ne peut manifester sereinement. Par exemple:  cette année beaucoup de manifestants ignoraient avant le départ, s’il leur présence était autorisée au vu des précédents heurts qui ont eu lieu.

La nouvelle doctrine du maintien de l’ordre ne peut démontrer ses preuves, lorsque le service d’ordre des organisations syndicales est pris pour cible, lorsqu’il est nécessaire de passer 4 points de contrôle pour accéder ou quitter une manifestation, lorsque des manifestants pacifiques sont obligés de fuir les forces de l’ordre qu’ils considèrent comme un danger au point de se réfugier dans un hôpital. Qui peut imaginer que des Blacks-Blocs ou des Manifestants aient pour volonté de perturber un service de réanimation ?

La FIDL rappelle notamment que l’actuel préfet de police de Paris, a causé de nombreuses dérives lors de son précédent mandat de sous-préfet de l’Essonne et regrette que son modèle ait cours dans la capitale.

La FIDL s’inquiète du droit de manifester, elle rappelle notamment que lors des manifestations lycéennes, 3000 interpellations ont eu lieu, que des lycéens ont été humilié à Mantes-la-Jolie et que beaucoup ont été éborgné par des tirs de flash-ball. Cette répression a été à l’origine de la fin de la mobilisation. De ce fait, elle a renforcé la fracture entre la jeunesse et les représentants de ses institutions.

C’est dans ces circonstances, que la FIDL fait appel à la responsabilité d’Emmanuel Macron et demande des gestes forts vis-à-vis des personnes à l’origine des troubles causés lors des manifestations. Le droit de manifester est fondamental pour les citoyens de demain.