Auteur : elias.aissaoui

Résultats du bac : c’est de la faute au gouvernement, la FIDL soutient les syndicats enseignants et déposera un recours auprès de la juridiction administrative

Résultats du bac : c’est de la faute au gouvernement, la FIDL soutient les syndicats enseignants et déposera un recours auprès de la juridiction administrative

La FIDL, le syndicat lycéen tient à réaffirmer son soutien à la mobilisation des enseignantes et enseignants, qui se battent sans relâche depuis le début du baccalauréat pour faire entendre une opposition à l’encontre de la réforme du bac et de l’école de la confiance que les lycéens partagent, ces réformes ayant pour conséquence de renforcer les inégalités au sein du système éducatif. La FIDL entend par ailleurs dénoncer les multiples menaces que fait planer le ministère de l’Éducation sur les enseignants.

Aucune force gouvernementale ne parviendra à semer l’opposition entre les syndicats lycéens et les syndicats d’enseignants, ou encore entre les lycéens et les enseignants. C’est pourtant ce que tente de faire le ministère de l’Éducation nationale, en diffusant l’idée selon laquelle les jeunes seraient fortement handicapés par le report des résultats à quelques jours. À ce titre, il est important de rappeler que les lycéens étaient mobilisés en septembre contre les mêmes réformes Blanquer et que ce même mouvement a conduit au blocage de 400 lycées en France.

Beaucoup de lycéens ne souhaitent pas tomber dans le piège de la frustration que tente de diffuser Jean-Michel Blanquer. Pour rappel, en décembre, Jean-Michel Blanquer a méprisé le mouvement lycéen de la même manière que l’actuel mouvement enseignant, par la répression et la politique de la porte fermée. Ainsi les lycéens entendent être patient et faire le terrible sacrifice d’attendre quelques jours supplémentaires pour obtenir leurs résultats du baccalauréat.

Nous remercions les syndicats d’enseignants de s’opposer pour nous aux réformes libérales d’éducation qui impactent en premiers lieux les lycéens et qui considèrent l’école comme un marché dans laquelle la réussite de l’élève ne dépendrait que de lui. Merci, vous êtes les premier acteurs du service public ! La réforme du bac, la sélection à l’entrée des universités, le Service National Universel la loi école de la confiance sont des réformes problématiques, menaçante pour l’avenir de ce pays. En cela, nous ne sommes pas impatient d’obtenir un bac dans le monde que nous construit ce gouvernement.

Par ailleurs, il est étonnant que Jean-Michel Blanquer ne se rende compte que maintenant que sans professeurs le service public de l’éducation ne peut pas fonctionner et qu’il convient de respecter ces personnels. En outre, de les écouter et de conclure que les professeurs présents sur le terrain doivent êtres entendus sur les réformes menées. Il est indigne de la part de Jean-Michel Blanquer de ne pas se rendre compte de cette vertu démocratique qu’a la grève de s’opposer aux décisions de la petite « minorité » au pouvoir. de surcroît il est insupportable de menacer les professeurs par l’imputation de 15 jours de salaire ou de sanctions administratives et pénales. La FIDL appelle à ce sujet à ne pas céder à ces méthodes d’intimidation, indigne de la fonction de ministre de l’Éducation.

    Les mesures annoncées par Jean-Michel Blanquer qui permettent de maintenir la publication des résultats au vendredi 5 juillet, sont celles d’un individu précipité et provocateur. Ces mesures sont injustes pour les lycéens, et le ministère en est totalement responsable. Si demain un seul élève est sujet à la délivrance d’une collante avec des résultats issus des trois derniers trimestres de l’année scolaire, la FIDL se verra dans l’obligation de déposer un recours auprès de la justice administrative.

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