Réaction de la FIDL :  braquage d’une enseignante au lycée Édouard Branly à Créteil

Réaction de la FIDL : braquage d’une enseignante au lycée Édouard Branly à Créteil

La FIDL, le syndicat lycéen s’offusque de l’attitude d’un lycéen qui a braqué son enseignante vendredi dernier, au lycée Édouard Branly de Créteil. Le FIDL tient, par ailleurs, à exprimer sa solidarité envers cette enseignante ainsi qu’à la communauté éducative.

Le lycée est un sanctuaire qui prône les valeurs républicaines, dont celle de la liberté. Une liberté garantie par une atmosphère de sécurité. Chacun doit donc, se sentir le plus en sécurité dans les lycées. La violence n’y a pas sa place !

Contrairement aux propos de Marine Le Pen qui laisse entendre qu’il s’agit d’une situation généralisée. Nous avons à dire que cette situation a une origine, celle de lycéens qui auraient accumulé de la frustration envers le système et qui aujourd’hui se répercute sur les professeurs, vu aux yeux de certains lycéens comme les représentants du système.

La violence dans les lycées trouve d’autres origines. Lorsqu’un lycéen s’adonne à menacer son enseignante avec une fausse-arme pour ne pas être mis absent, c’est que l’objectif scolaire est perdu de vu. Nous reconnaissons que lorsqu’elle a lieu, la violence est importée de l’extérieur, c’était notamment le cas au lycée Maurice-Utrillo à Stains. Il est donc nécessaire d’avoir une politique éducative extérieur et notamment dans les quartiers populaires. Avant d’avoir une politique éducative intérieure, considéré par beaucoup comme ringarde et inefficace.

La scène qui nous montre ce lycéen braquer une enseignante en plein cours, est caractéristique des inégalités d’éducations et témoigne, de l’impossibilité dans beaucoup de lycée en France d’apprendre correctement. Et ce, notamment dans les lycées sensibles. Pour ces lycéens, c’est l’incapacité de disposer du niveau scolaire adéquat et de prétendre à des études supérieures.

Le bureau de la FIDL, représenté par Sofiane Aliouat se montre disponible auprès du gouvernement pour échanger sur ce sujet. Nous demandons l’instauration d’un dispositif d’éducation dans les quartiers, qui permettrait de : Faire naître de l’ambition chez les lycéens en perte de repère et remettre les lycéens décrocheurs sur les rails de l’école, de la culture et de l’engagement.

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